Spadel

Spadel

Spadel est un groupe européen qui a pour mission de proposer aux consommateurs, tout au long de leur vie, des réponses naturelles à leurs besoins d’hydratation et de rafraîchissement. Il commercialise des marques d’eaux minérales naturelles, d’eaux de source et de boissons rafraîchissantes à base d’eau naturelle : Spa et Bru dans le Benelux, Devin en Bulgarie, Wattwiller et Carola en France et Brecon Carreg au Royaume-Uni.

Ses priorités

4 out of 5

Esprit d’entreprendre

4 out of 5

Dvpment Durable

5 out of 5

Environnement

 

Carte d’identité

  • Nom : Spadel SA
  • Représentant : Marc du BOIS, Administrateur Délégué
  • Secteur d’activités : production et commercialisation de marques d’eaux minérales naturelles, d’eaux de source et de boissons rafraîchissantes à base d’eau naturelle.
  • Localisation : Spa, Province de Liège (siège social : Bruxelles)
  • Date de création : 1980 (Spa Monopole en 1921)
  • Chiffre d’affaires : 250,4 millions d’euros (2016)
  • Personnel : 1.287 collaborateurs
  • Tél. : 02/702.38.11
  • E-mail : spadel@spadel.com
  • Site Web : www.spadel.com

 

Compte-rendu de la visite

A la fin de l’année 2018, Olivier de Wasseige s’est rendu aux confins du massif ardennais, à la porte des Hautes Fagnes, pour y visiter un des fleurons de l’économie wallonne.

Si l’on sondait la population quant aux marques qui font rayonner la Wallonie à l’international, il y a fort à parier que la plus que multi-centenaire eau de Spa tiendrait le haut du podium. C’est en effet depuis 1583 que l’eau de Spa est embouteillée pour être vendue en France. En 1921, Spa Monopole est fondée et commence à exploiter la fameuse source Reine. En 1980, le S.A. Spadel est constituée pour chapeauter le portefeuille de marques, de sources et de sites de production assemblé au fil des années. A partir de ce moment, Spadel accélère son expansion en acquérant des marques dans toute l’Europe : Brecon Beacons au Pays de Galles, les Grandes Sources de Wattwiller et Carola en Alsace, Devin en Bulgarie… Et élargit sa gamme en proposant des eaux aromatisées à partir de 2013.

Marc du Bois, CEO du groupe dont l’histoire est liée à celle de sa famille depuis que son grand-père, Ernest du Bois, est entré au capital de Spa-Monopole en 1923, qualifie sa société de «belle endormie qui a dû se réveiller». En effet, la crise de 2009 couplée à un désintérêt général du grand public pour l’eau en bouteille en général remet brusquement en question le business model de Spadel : l’entreprise voit en deux ans son chiffre d’affaire fondre de près de 25%. S’en est suivi une restructuration difficile mais nécessaire. Depuis, la société est sortie de l’ornière : elle compte aujourd’hui 1.300 collaborateurs à travers le monde, 6 sites industriels, génère environ 330 millions d’euros de chiffre d’affaire net et en dégage plus de 30 millions d’EBIT. Cette réussite est portée par 6 marques leaders sur leurs marchés et par une stratégie assumée de développement durable : l’exigence de Marc du Bois est de vendre un produit naturel, sain, dont l’empreinte carbone est limitée et qui ne contribue pas à compromettre la qualité de vie des générations futures.

Défis et problématiques

Si l’entreprise est aujourd’hui en bonne santé financière et encadrée par un très bon management (Marc du Bois n’est pas peu fier que SPADEL attire des profils de grandes qualités qui quittent les ténors du FMCG pour la rejoindre), tout l’équipage se prépare à relever un défi de taille ; la transition vers une diminution des plastiques d’emballage. La pression politique et de l’opinion publique se fait de plus en plus intense sur les déchets plastiques, mais on ne fait pas encore mieux pour conditionner de l’eau… Spadel a donc déjà ré-imaginé ses bouteilles afin que la consommation de plastique soit la plus limitée possible et a prévu d’accroître encore d’avantage ses efforts dans les années à venir. Cela ne change malheureusement rien à la problématique des déchets sauvages : en effet, si la Belgique est depuis longtemps un des meilleurs élèves de la classe en termes de tri sélectif au sein des foyers, la gestion des déchets produits hors domicile reste compliquée. La solution selon Marc du Bois : encourager les actes citoyens (Spadel propose à son personnel de participer à des journées de nettoyages de l’espace public), prendre une participation active au sein de Bewap, développer une communication et de la publicité axée sur la propreté publique. Mais également prendre le problème par la racine : l’EPR (Extended Producer Responsibility) rend le producteur d’une marchandise responsable final de tout déchet produit par la consommation ou l’utilisation de cette marchandise, or le véritable problème est l’incivilité des consommateurs qui déversent les immondices dans des endroits  inappropriés. Il faudrait donc d’abord sanctionner plus systématiquement ces incivilités avant de faire peser encore plus de pression sur les entreprises productrices. Une grande frustration de Marc du Bois est de voir une «cotisation d’emballage» qu’il paye à priori de bonne grâce partir dans les budgets courants.

Quelques souhaits que Marc du Bois exprime par rapport à la politique et à l’esprit de la Région Wallonne :

  • Il faut plus et mieux soutenir les entrepreneurs wallons : mettre en avant la qualité de leur travail et les aider à passer les étapes de croissance difficile.
  • Dans la même veine, donner l’envie d’entreprendre en facilitant les successions et donations d’entreprises et en calmant le matraquage fiscal qui tombe sur ceux qui gagneraient «trop».
  • Il faut valoriser le développement durable. L’empreinte carbone serait l’angle idéal pour cela.

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